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Faut-il favoriser le logiciel libre à l'école ?

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Faut-il favoriser le logiciel libre à l'école ?
 

Des amendements apportés à deux projets de lois tentent de privilégier le recours aux logiciels libres au détriment des solutions du marché. Favoritisme ! s'écrient l'Afdel et Syntec numérique. Bravo ! saluent l'April et Linagora.

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3 opinions
  • raphaelpoubel
    raphaelpoubel     

    Je suis juriste marchés publics et travaille pour un éditeur de logiciels « propriétaires », après un passage dans l?administration territoriale, mon propos est de facto orienté, juste quelques constats tirés de ma modeste expérience :

    Open source ne signifie pas gratuit, la confusion est encore largement en place pour ne pas dire entretenue
    Illustration : un projet open source en licence Cecill en vogue dans les administrations interdit tout droit d?usage même sur des logiciels complètement redéveloppés à partir du noyau open source.
    Conclusion :
    Ce type de projet ne peut exister que si un premier généreux mécène public à intégralement financé le projet initial, pour en faire bénéficier aux autres, peut-être parfois dans le but de susciter d?autres sources de financement, pour aller plus loin à plusieurs, quitte à devenir un VRP. Aucun investissement industriel ne peut être envisagé, tout doit reposer sur un financement public. Et pour amortir les néanmoins indispensables investissements de l?éditeur (pression des utilisateurs oblige), on peut craindre parfois qu?il ne se rattrape parfois sur de la prestation potentiellement non justifiée d?"intégration sur mesure à haute valeur ajoutée". Dans mon secteur, notre concurrent opensource est rarement le moins cher sur les appels d'offres.

    Open source ne signifie pas facile à mettre en place ni garantie d?indépendance ou d?autonomie
    Illustration (vécue) : "c?est vrai que notre code source est ouvert, mais si quelqu?un d?autre que nous veut l?utiliser, je lui souhaite bien du courage car on n?a rien fait pour faciliter la tâche de nos confrères"
    Conclusion : les éditeurs en mode open source ne sont pas des philanthropes, il s?agit pour beaucoup d?un habillage marketing destiné à redynamiser un business (cf le cloud), et il est vrai d?une réaction à des abus de certains éditeurs de logiciels propriétaires avec leurs clients captifs, mais j'imagine bien loin de l?esprit de départ des fondateurs de l?esprit open source.

    Open source ne signifie pas non plus pérennité
    Illustration : "imaginons" un logiciel open source, chaque administration l?intègre et le customise à façon. Puis la réglementation évolue, chaque site doit commander des développements à façon, ou croiser les doigts pour que les mises à jour des collègues s?intègrent facilement dans son propre environnement. Cela devient coûteux et aléatoire, alors on adosse un contrat de maintenance, plus facilement avec l?éditeur à l?origine du développement, parce que d?autres s?y sont cassés les dents avant, parce que tout n?est toujours pas si « open » que cela. La maintenance est complexe et coûteuse, alors on invite les administrations à mettre en place des plateformes en ligne mutualisées. Alors finalement, on réalise qu?on paye un abonnement à un service en ligne, le même pour tous, bien loin d?un logiciel open source, gratuit, adaptable facilement pour chaque administration.
    Conclusion : la boucle est bouclée.

    Puis enfin, si les lobbyistes sont efficaces, la réglementation va imposer à l?administration le recours à un logiciel open source, « contrainte d?être libre », quel joli paradoxe !

    Néanmoins, un code source ouvert, ou le plus intelligemment ouvert possible, « interopérable », dans « les standards », la mutualisation des investissements, la recherche d?économie publique sont des objectifs incontestables. Je ne vois pas ce qui interdit d?envisager de pouvoir les servir quelle que soit la voie de développement informatique choisie (ERP, développements internes, par une SSII, logiciel propriétaire, open source, Excel+Word),... du moment que le logiciel est bon et contribue efficacement à la modernisation de l?administration.

    Juridiquement, l'article 6 du code des marchés publics dispose : "Les spécifications techniques mentionnées au I permettent l?égal accès des candidats et ne peuvent pas avoir pour effet de créer des obstacles injustifiés à l?ouverture des marchés publics à la concurrence...Les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d?un mode ou procédé de fabrication particulier ou d?une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type, dès lors qu?une telle mention ou référence aurait pour effet de favoriser ou d?éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits".

    Le Conseil d'Etat le [URL="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000025822155&fastReqId=327440720&fastPos=1"]31/09/11[/URL] a reconnu la légalité d'un appel d'offres dont l'objet était un ensemble de services à réaliser sur un logiciel désigné, au lieu d'élargir la consultation aux acteurs du marché du logiciel, le logiciel en question étant opensource, n'importe quelle société d'informatique pouvait se positionner, sans considérer que la société auteur du

  • taupette
    taupette     

    "L?Afdel estime, par ailleurs, que cette préférence technologique n?aurait pas de sens au niveau industriel"

    Le terme de "préférence technologique" n'a aucun sens , puisque ce qui définit un logiciel libre, ce sont ses caractéristiques juridiques.

    L'AFDEL le sait (ou alors ils sont vraiment idiots) bien mais essaye hypocritement de construire un argumentaire sur le thème d'une soit disante discrimination technologique pour paraître crédible ...

    Si ça peut mettre le doute à des non informaticiens, c'est particulièrement hypocrite et pas professionnel. C'est bien encore la façon de Microsoft derrière l'Afdel , comme pour l'affaire d'OpenXML à l'AFNOR, de jouer sur les approximations et les FUD pour tenter de démonter des évidences rationnelles !

  • MUNCI
    MUNCI     

    Il semble que Microsoft soit un membre plus influent que Linagora au sein du Syntec Numérique...

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