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Renforçons le logiciel libre !

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Renforçons le logiciel libre !
 

[CARTE BLANCHE] PDG de Linagora et coprésident du comité open source de Syntec numérique, Alexandre Zapolsky plaide pour un cadre législatif du logiciel libre.

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2 opinions
  • bcornec
    bcornec     

    Je trouve des points d'accord et de désaccord tant dans le message initial que dans la réponse.

    Autant je pense que les sociétés, que ce soit celles du libre ou pas, n'ont pas besoin d'être grosses pour réussir, et au contraire peuvent bénéficier d'une spécialisation sur certains aspects du monde Open Source, autant effectivement, en tant que contribuable, il me paraîtrait logique d'avoir un modèle permettant un retour sur un investissement à vocation contributive.

    Pour moi, la notion d'éditeur Open Surce est un contreses. J'y préfère largement la notion d'incubateur (Cf: http://brunocornec.wordpress.com/2012/11/03/dont-call-them-floss-editors-but-rather-floss-incubators/). Le modèle économique d'une société spécialisée sur un logiciel libre est obligatoirement lié à la vente de service (sous toutes ses formes) ou de matériel lié au logiciel. Ce qui ne l'empêche pas de faire travailler des développeurs purs pour autant, ce qui lui donne une activité d'édition de logiciel, mais n'en fait pas un éditeur. Et surtout pas si l'on souhaite distinguer le modèle Freemium cher à Alexandre du modèle purement libre. Soyons clair, faire du Freemium n'est pas faire du logiciel libre. Et du coup, j'admets qu'il y a bien des éditeurs de Freemium. Mais que les clients ne s'y trompent pas: ils resteront captifs de ce fournisseur, qui a trouvé un moyen, autour d'une solution libre, d'adjoindre des briques ne l'étant pas, qui peuvent certes être utiles et souhaitées par le client, mais qui l'entrainent dans un modèle commercial classique.

    Il y a des sociétés en France qui ont bati leur modèle sur une vrai livraison de plateformes libres, en se focalisant sur le service autour, et qui arrivent à en vivre. J'espère que ce modèle vertueux continuera à être soutenu par de plus en plus de clients qui souhaiteront travailler avec cess sociétés, non pour leur perrenité directe, car ce n'est pas ce qui importe, mais pour la perennité des logiciels qu'elles promeuvent.

    Ce qui déplace l'adhésion des clients à une marque de société, vers l'adhésion de client envers une marque de projet libre (pour sa ouvernance, et son excellence technique) ou envers des personnes (pour les mêmes raisons) qui véhiculent leur propre marque. N'est ce pas un modèle plus sain ? Après tout, on achète bien plus un livre parce qu'il est de Victor Hugo, que parce qu'il vient de Flammarion par ex.

    La marque personnelle, et la marque de projet sont les vecteurs de fiabilité du logiciel libre, la meilleure preuve étant l'association de Linux à Linux Torvalds. Et sans légiférer ,mais en bâtssant de la confiance autour de ces marques, les sociétés du libre pourront évoluer à leur rythme, grossissant de façon raisonable en réponse aux demandes de leurs clients. Les marchés gouvernementaux ne manqueront pas d'évoluer pour leur permettre d'y répondre, ou de travailler auprès de société elles référencées, ne disposant pas des atouts des marques que les plus spécialisées sauront produire.

    Et même si je comprends l'impatience d'un PDG de société, le marché Open Source n'est pas un marché de vitesse, mais un marché de perennité. Il a fallu de nombreuses années avant que la presse, telle 01, parle de Linux. Et j'ai encore les articles disant qu'il ne serait jamais utile en entreprise. Aujourd'hui il y est incontournable. Pour le maîtriser, les clients choisissent soit d'embaucher des compétences (des marques) ou de se reposer sur les partenaires qui en disposent. L'explosion en 3 ans d'OpenStack pour le Cloud, parti de rien, ou de Hadoop dans le domain du Big Data montrent à quel point les cycles d'adoption se sont raccoursi et combien les technologies issues du libre sont aujourd'hui plébicitées.

    Il faudra que le marché français se pacifie aussi: Je suis sur LInu.conf.au cette semaine et ici la communauté est soudée, et fait en sorte qu'elle réussisse dans son ensemble. Il y a des egos compatibles, ce qui n'est pas encore le cas en France. Règler cela aidera certainement fortement l'écosystème à progresser et obtenir les résultats attendus.

  • reader1
    reader1     

    Et revoilà la vielle discussion du vrai logiciel libre et du faux logiciel libre avec cette éternelle demande de voir l'Etat légiférer pour que le logiciel libre puisse enfin trouver un succès commercial.

    Ces questions hantent les débats en France depuis des années et n'ont toujours pas progressé par ce que ce sont simplement les mauvais combats.

    Le seul avis qui compte sur un marché est celui de celui qui paye. C'est à dire celui du client. Et ce que veulent les clients sont des solutions qui fonctionnent dans leur environnement, dans lesquelles ils ont confiance et qui sont supportées par des entreprises qui existeront encore demain.

    Soyons sérieux, la plus part du temps, seule une entreprise (un éditeur de logiciels) est capable de fournir ces garanties. Ce même éditeur qui utilise des librairies open source et les offre dans le cadre d'un modèle fremium, reverse également au communautés open source sa contribution (au bénéfice de tout le monde). Cela le rend t-il moins open source qu'un autre ?
    Absolument pas, cet éditeur est un acteur clé de l'écosystème open source.
    Et tant qu'il rencontre du succès sur son marché, c'est probablement parce que les clients en sont satisfaits.

    Il serait temps de grandir et d'arrêter de trouver des excuses.
    Si le logiciel open source ne progresse pas assez, c'est qu'il doit s'adapter au marché des clients. c'est aussi simple que cela.

    Bien le bonjour des Etats Unis où les entreprises open source qui gagnent sont celles qui ne se préoccupent pas de phylosophie mais qui s'intéressent à leurs clients.

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