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Technologia : « Les SSII connaissent une recrudescence de suicides »

Technologia : « Les SSII connaissent une recrudescence de suicides »
 

Isolement chez le client, pression de l’offshore, menace de l’intercontrat… Les salariés des sociétés de services sont particulièrement exposés aux risques de souffrance au travail. Entretien avec un expert.

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33 opinions
  • bbnette
    bbnette     

    Ce qui est dévastateur, c'est le mode de management et l'individualisation à outrance des rémunérations et des sanctions : les salariés, quel que soit leur niveau hiérarchique, sont isolés et ont des objectifs individuels qui ne sont pas systématiquement compatibles avec les objectifs de leurs supérieurs ou de leurs collègues.
    C'est particulièrement criant, par exemple, lorsqu'on travaille sur un projet où plusieurs consultants de sociétés concurrentes doivent coopérer pour "le bien du projet". Les objectifs de "bon sens", "de qualité du service", "de travail bien fait", "délais respecté" qui permet à chacun de se réaliser dans son métier entrent directement en concurrence avec les objectifs de "de pérennisation de l'activité" (dévalorisation des concurrents ?), "augmentation des parts de marché", "normalisation des relations avec le client" (procédures poussées à outrance et dépersonnalisation des individus).
    Ces contradictions s'ajoutent à la difficulté objective de certains travaux et à la crainte, réelle ou non, de la perte de son emploi du fait de la crise ou de "la mode de l'offshore", ou tout simplement, à la crainte du déclassement que représente l'inter-contrat. C'est en effet LA bête noire des managers car c'est souvent de cet indicateur que dépendent une bonne part de leur rémunération. La rémunération qui est en passe de devenir, dans ces entreprises, le seul "indice de satisfaction" de l'employeur.
    Entrer dans une période d'inter-contrat, c'est poser un problème à l'ensemble de sa hiérarchie? et la porte ouverte aux pressions, culpabilisations? à la souffrance extrème.

  • Vendum
    Vendum     

    Si les sociétés faisait le nécessaire pour faire passer les visites médicales régulièrement, il serait possible de déceler pour une partie, les cas aigus. Mais la SSII a cette particularité de dire, loin des yeux, loin du coeur, facturé tu dois être ... facturé tu seras. cela fait prés de trois ans que je n'ai pas vu un médecin du travail... alors que notre belle société se targue de ne pas parler chiffre, mais valeurs, avec la main sur le coeur .. ou sur le porte feuille ...

  • Petit Nico
    Petit Nico     

    Pour faire simple, la SSII (de grande taille principalement) peut être comparé à une agence d'intérim pour "cadre" avec la seule différence pendant l'intermission, le salaire tombe toujours...
    Mais du point de vue légal, une entreprise n'a pas le droit de faire appel à une agence d'intérim pour un emploi pérenne mais la SSII qui en est une déguisé, là c'est tout à fait possible....

  • Topy2
    Topy2     

    Intéressant, je suis tombé sur un blog ou on explique en gros que l'activité des SSII est bien souvent illégale. Il y a un lien sur Legifrance, et effectivement, il y a de quoi se poser des questions. Les critères pour éviter ce qualitatifs: travailler dans des locaux séparés, prendre ses directives de son manager (pas du client), travailler sur son propres matériel informatiques. Autant que dans ma boite, seules ceux qui travaillent au forfait dans nos locaux sont en règles. Et le temps passé chez le client (1, 2 3 ans), ne joue pas selon la loi. En revanche, devant les prud'homme, si l'un des 3 critères pré-cité est reconnu, ça doit qd même peser
    http://cgt-st.org/blog2/

  • donkishot
    donkishot     

    effectivement c limite honteux !

    On parlait de suicide à la base non ??? un peu de décence tout de même !

  • donkishot
    donkishot     

    Las de ce débat et de ses sous-entendus pseudo objectifs. A quand les prochaines déclamations sur le fait que les enfants sont dépendants de leur mère et qu'ils ont un peu, eux aussi, besoin de sécurité ? Bientôt nous prônera t'on la séparation de la mère et de l'enfant pour former les individus à la loi de la jungle. Mais non, la maîtrise de son destin propre, le mythe du bon entrepreneur... affiché comme pour se rassurer, comme pour être sûr d'assurer.. Mais s'il n'y avait que des maîtres de son destin, il n'y aurait que des décideurs... Et pas de salarié... Comment faire alors pour réalisr les bases besognes dans un monde composé de forts, de décideurs, de winners ? Mais au fait, combien de dépôts de bilan avec la crise, et combien de suicide d'entrepreneur à prévoir ? Faudrait il s'intéresser un peu aux chiffres avant de sortir des banalités du genre. Que la France ait protégé le salariat, elle a bien eu raison, c'est un modèle culturelle avec ses travers, ses râleurs et ses salariés trop protégés dans certains cas. Mais pour le reste, c'est un système social, c'est une limitation des pouvoirs de l'employeurs logiques car l'entreprise, si elle n'est pas un "lieu de démocratie", ne peut être non plus une mini dictature... La force du moi je c'est quand ça marche... Sa faiblesse, c'est quand on se casse la gueule et qu'il n'y a personne pour vous aider ! (demandez à nos chères banques...)

  • Le Baron 2
    Le Baron 2     

    Voir aussi Parleur (point) d'Orgue

  • trente4
    trente4     

    Pour ne parler que de l'offshore, que dire de certains grands comptes bancaires qui, soutenus à bout de bras par l'Etat français pour ne pas sombrer suite à leurs investissements "hasardeux", font appel à de grosses SSII pour le developpement de leurs systèmes d'informations.
    Ces mêmes SSII délocalisent ce développement à l'étranger.
    Moralité : nos impôts financent indirectement l'offshore.

    Je vous laisse juge de ces pratiques et vous invite à réfléchir aux conséquences qu'auront de tels comportements.

  • Nacyl
    Nacyl     

    Tant que la finalité de ces entreprises sera la rentabilité financière et non-pas leur activité première quelle qu'elle soit, ça ne risque pas de changer...
    A moins de rendre l'embauche fiscalement plus intéressante que la sous-traitance mais là, il ne faut pas rêver, ce n'est pas encore pour demain.
    La logique est financière, par conséquent, les humains deviennent des ressources et sont donc jetables à loisir.
    Le revers de la médaille c'est la fuite de compétences, le manque d'expertise et, au final, la perte de mémoire de ces entreprises.
    Il suffit de voir la danse des têtes pour se rendre comte que le changement n'est pas pour demain. Puisqu'il n'y a pas besoin de connaître son sujet (mais d'avoir de bon collaborateurs...) pour gérer un domaine, un service ou une entreprise, on peut se permettre de "changer de ressources" tout le temps...
    Quoi de plus naturel ?
    Le jour où les dirigeants de sociétés cesseront de faire appel à des cabinets de conseil pour leur dire comment ils doivent travailler, ça devrait aller un peu mieux mais ce jour là, ils devront commencer à faire ceux pour quoi ils sont payés : penser à la stratégie de la société et comment produire et vendre des produits/services de qualité.

  • Marc_75020
    Marc_75020     

    En lisant les derniers messages qui accusent les SSII, je viens de penser à une réflexion que je m'étais faite il y a longtemps :
    Les vrais coupables sont toutes ces grosses entreprises et administrations, qui au lieu d'avoir des services informatiques dignes de ce nom, n'ont "en fixe" quasiment que des "chefs" qui font faire le boulot par des prestataires.
    Pourquoi ? Parce qu'un prestataire, on le paye par facturation. D'une part nous n'entrons pas dans la case "ressources humaines", mais "fournisseurs".
    D'autre part on peut nous virer à tout moment.
    Depuis quelques mois, très grosse banque où je travaille renouvelle les contrats mois par mois !
    Et ça fait pour ma part 2,5 ans que j'y suis prestataire.
    Les SSII râlent, mais comme on dit, « le client est roi » !
    Autre question : Un prestataire en poste dans la même entreprise pendant cinq ans, ne devrait-il pas normalement être salarié de cette entreprise ?
    Il me semble bien que tout ça est à la limite de la légalité. Mais comme ce sont les grosses boîtes et les administrations qui en profitent, leurs amis au gouvernement ne vont bien sûr rien faire contre. Et surtout ne pas soutenir les actions des inspecteurs du travail.

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