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Transports

Appel à la grève cet été chez Air France

A l'aéroport Roissy-CDG en 2013, lors d'une grève des pilotes et membres d'équipage.

A l'aéroport Roissy-CDG en 2013, lors d'une grève des pilotes et membres d'équipage. - AFP - Jacques Demarthon

"Les hôtesses et stewards de la compagnie aérienne sont appelés à cesser le travail entre le 27 juillet et le 2 août prochain, par un préavis déposé ce vendredi."

Les grèves dans l’aérien pourraient se poursuivre en plein été. Deux syndicats d’Air France, le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, appellent les hôtesses et stewards de la compagnie à cesser de travailler du 27 juillet au 2 août inclus. Objectif : peser sur les négociations en cours concernant leurs rémunérations et règles de travail.

Ce développement intervient au lendemain d'un appel à la grève lancé par l'ensemble des syndicats de pilotes d'Air France du 11 au 14 juin pour défendre l'emploi et protester contre une modification de certaines règles de rémunération. Le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, qui revendiquent 45% des voix parmi les personnels navigants commerciaux (PNC) d'Air France, protestent contre les conditions dans lesquelles s'effectue la renégociation de leur accord d'entreprise, lequel arrive à échéance fin octobre.

Baisse des rémunérations

Depuis le début des discussions mi-avril, les deux syndicats se disent "confronté(s) à une direction qui refuse de prendre en compte toute revendication et qui persiste dans des demandes inacceptables", écrivent-ils dans un communiqué commun. Parmi elles, l'intersyndicale liste la "baisse de la rémunération des PNC de l'équivalent d'un mois de salaire par an", la "réduction du nombre de personnels de cabine à bord tout en imposant une charge de travail supplémentaire", ainsi que la "densification des rythmes de travail et augmentation de la pénibilité et de la flexibilité au détriment de la sécurité à bord".

Elle rejette ces propositions et rappelle que les PNC ont "permis pour une grande part le redressement" de la compagnie tricolore, avec les efforts fournis dans le cadre du plan de restructuration "Transform" mis en oeuvre à partir de 2012.

Le "mépris" de la direction 

Dénonçant "le mépris et la menace" de la direction, les organisations professionnelles affirment néanmoins avoir "fait le choix d'un préavis suffisamment long pour permettre à la Direction de s'engager dans un dialogue social responsable et d'engager une véritable négociation".

A.R. avec AFP