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Les intermittents du spectacle tiennent à leur statut, comme leurs employeurs

La pièce 'Cendrillon' mise en scène par Julien Alluguette
 

Le statut d'intermittent du spectacle doit être renégocié d'ici la fin de l'année. Le gouvernement a promis qu'il ne serait pas remis en cause, évitant ainsi toute perturbation des festivals d'été. Car artistes et techniciens sont y sont très attachés, comme leurs emloyeurs. Témoignages.

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20 opinions
  • rasbugnac
    rasbugnac     

    Il serait peut-être en effet salutaire de faire disparaître le statut d'intermittent du spectacle. Ainsi, bon nombre de chaînes de télé et de stations de radio fermeraient leurs portes. Les gens, ainsi libérés de leurs retransmissions footbalistiques et autres concours de chants pour jeunes en manque de reconnaissances paternelles, pourraient retrouver le plaisir de la lecture ou de la flânerie contemplative. Ce serait, pour certains, l'occasion de reprendre leurs études et le développement de leurs fonctions cognitives abandonnés à la fin d'un cm2 raté. Ils s'apercevraient ainsi du pouvoir qu'ils ont face à des démagogues de tout poil (surtout blond, les poils) surfant sur leurs ignorances et cultivant leurs peurs afin de devenir les gardiens d'un grand troupeau d'ovins. Le temps venu, les bêlants ignorants, débarrassés du joug de leur candeur, s'apercevront combien la culture peut être salutaire et réhabiliteront l'intermittence du spectacle.

  • Mons
    Mons     

    Je me permets juste d'ajouter une petite info personnelle :
    demain je pars pour Milan pour un concert. Le lendemain Rome, un jour de "repos" ensuite, qui nous servira en fait à faire le trajet jusqu'en Suisse pour un dernier concert de la semaine. Le lendemain, retour à Paris.

    Je serai donc parti au travail 6 jours mais ne serai payé que 3 (puisqu'il n'y a que 3 concerts).

    Toujours un profiteur ?

  • Mons
    Mons     

    Les festivals sont un investissement des communes sur le tourisme par exemple (ex, le Hellfest à Clisson, les Eurockéennes à Belfort ou autres...)
    C'est rentable, sinon les communes ne les feraient pas, héhé.

    Dans mon petit cercle d'amis, j'ai un peintre en bâtiment. Malheureusement le pauvre est addict à la cocaine et à l'alcool. Quels déchets ces peintres en bâtiments, une profession de pochetrons et d'alcolos ...
    Ce commentaire est ridicule et infondé ? Oui, au moins autant que ceux du dessus ...

    On vit au jour le jour oui. Non pas parce qu'on est beurré du soir au matin, mais plus parce que par exemple, je pars demain soir travailler en Italie pendant 2 jours, puis j'ai un jour de repos que je passerai sur la route puisque le soir suivant nous sommes en Suisse.
    Je serai donc parti de chez moi 6 jours pour mon travail, mais je n'en serai rémunéré que pour 3. Difficile effectivement de faire des projets ...

  • Mons
    Mons     

    Passe le en note de frais, il te sera déduit de tes impôts l'an prochain ...

  • Mons
    Mons     

    Toi, probablement tu peux t'en passer. Mais si on se fie aux chiffres de la tv, et aux 43 000 personnes devant la scène hier soir, tous ne sont pas d'accord avec toi...

  • Mons
    Mons     

    Si tu as trouvé où faire 507h (64 cachets) en 6 mois, je veux bien l'adresse...

  • Mons
    Mons     

    T'inquiète pas mon grand, tant que tu paieras ton abonnement de foot à Canal+ et que tu t'abrutiras devant TF1, il faudra des mecs comme nous pour te remplir ta TV ...

  • Mons
    Mons     

    Que de méconnaissance dans tous ces commentaires !
    NON, pour la dernière fois, NON les intermittents ne cherchent pas à faire juste ce qu'il faut comme heures pour avoir leur chômage, ça n'est tout simplement pas possible et non-rentable.
    Le calcul privilégie les heures, donc plus vous en faites, mieux on est payé. Comme partout on a largement intérêt à bosser, et plus on bosse, plus on cotise pour les autres chômeurs (pas uniquement les autres intermittents).
    Si on se permet d'arrêter de travailler pendant 6 mois, on passe à côté d'opportunités de travail, on ne développe pas son réseau, et l'année d'après, il faut tout recommencer.
    Comme pour tous les travailleurs, la crise est passée par là. Le travail s'est également raréfié. Il faut en chercher, tout le temps, car quand notre "mission" s'arrête il faut en trouver une autre, et ça ne tombe pas tout seul.
    Un artiste doit créer, un technicien doit se préparer, se documenter, s'entrainer, développer et aussi se reposer...
    Ma dernière journée à Bercy a duré 19h, avec seulement 45 minutes de pause pour manger. Une journée standard fait entre 12 et 14h, payée 8.
    Vous oubliez la notion de week end, de semaine, de jour ou de nuit. On vous appelle pour du boulot, vous y allez, point.
    Et oui, certaines périodes l'argent rentre bien, mais c'est là pour égaliser les périodes où l'activité s'arrête.
    Je défis quiconque de faire une semaine de tournée avec nous et toujours nous voir comme des profiteurs...

    Mais allez y hein, mettez nous au sur la même base (on est au régime général). Passez nous en CDD. De fait, au lieu d'être payé 8h/jour, je serai bien payé mes 14. J'aurai ma petite prime de précarité tous les mois, ma prime de déplacement et peut être même une prime de pénibilité due à l'exposition aux fortes pressions sonores... Et en plus, je ne serai plus plafonné (car si, notre ARE est plafonnée, nous sommes au régime général).

    Multipliez la masse salariale par 4 à la charge des employeurs, et vous verrez comment la plupart des spectacles s'arrêteront. Finis les festivals, finis les concerts mais aussi, fini le défilé du 14 juillet, les meetings politiques, les retransmissions du foot ou la nouvelle star. Finis Plus belle la vie et les séries de M6, Bref, le Grand journal, le JT de TF1 ... Sans parler du manque à gagner pour les communes sur le plan économique (tourisme, en particulier).

    Pourquoi ce statut ? Parce qu'il est le seul qui s'adapte à la nature variable de notre profession. On doit compiler beaucoup d'heures sur des périodes réduites. Il permet d'égaliser la situation sur l'ensemble de l'année.
    Mais il a le même défaut que notre métier lui-même ; il faut sans cesse le renouveler et n'est jamais valable plus de 10 mois.

  • sarah040000
    sarah040000     

    profiteurs d'un système d'assistés ..beaucoup ne recherchent que des heures pour avoir droit à toutes les alloc possibles mais ne sont pas de vrais créateurs !!!!! et beaucoup sontg là pour ne pas travailler 35
    H/semaine trop fatiguant ou de la drogue de l'alcool privilège inssensé en ces temps si difficiles il faut enfin arrêter tous ces privilèges et les fonctgionnaires EDF quelle gabegie pr ex les cheminot retraite à 52 ans etcetc stop à tout ces incohérences et le Flamby nos parle de justice on va rire ou pleurer ......... rigolos députés, sénateurs etc qui ne cherchent que pouvoir et leurs avantages alors oui il y a de l'argent il suffit d'avoir le courage de le prendre !!!!!!!! ils préfèrent prendre nos retraites faire des fonctionnaires payés par les contribuable et leurs retraites aussi payées par le privé quelle honte cette bande de nuls d'incapables ...du vent ils sont à vomir ...et vous allez voifr les régimes de retraite les privilégiés ne seront pas touchés ou dans 10 ans c'est scandaleux va t on enfin descendre dans la rue en masse!!!!!!!

  • cultivons les differences
    cultivons les differences     

    Je crois qu'il faut faire la différence entre les heures travaillées et les heures déclarées. Et attention à ne pas entendre par là "travail dissimulé".
    Un artiste (qu'il soit musicien, comédien, marionnettiste, jongleur...) passe des heures à s'exercer, à travailler chez lui, dans la rue, dans un bout de salle ou de cour qu'on veut bien lui prêter pour créer des spectacles de qualités... ces heures de répétitions, de recherche, de création (appelons-les comme on veut) ne sont pas payées par un employeur... seuls les représentations (donc les heures que vous public vous voyez et qui ne sont que la partie immergées de l'iceberg) sont payées.
    Quelques artistes ont la chance d'avoir des répétitions payées car ils travaillent avec des compagnies ayant des co-productions et/ou des subventions publiques.
    L'intermittence et donc les indemnités chômage répondent à cette réalité de travail qui n'est pas directement payé.

    Comparons l'activité des artistes à celle des chercheurs.
    Un chercheur travaille dans un labo (privé ou publique) et son travail est de chercher, d'expérimenter, d'inventer toute la journée. Il est payé pour cela, rien de plus normal... et ce quel qu’en soit le résultat ou le temps qu'il met pour avoir ce résultat.
    Ce chercheur, devrait-il, comme les artistes, n'être payé qu'au moment où ses travaux sont rendus publiques ? au moment où vous, nous, on aurait connaissance du fruit de son travail ?

    La société a choisi de payé les chercheurs sur leur temps de recherche et pas uniquement sur leur temps de "visibilité publique" et cette même société a choisit de financer autrement les artistes, peut-être chercheurs eux-aussi, chercheurs de plaisir, d'imaginaire et de parole...
    Après il appartient à chacun de trouver utile ou non la présence des artistes, des chercheurs, des arracheurs de dents, des pétroliers, des banquiers, des contrôleurs des impôts, des artisans, des pdg d'entreprises capitalistes... mais tous sont à échelles différentes soutenus par les pouvoirs publics !

    Arrêtons de créer de la haine envers des professions (et plus largement les gens qui vivent autrement) qu'on ne connait pas ou qu'on connait mal... en ces temps rudes (et je ne parle pas là de crise financière uniquement), soyons compréhensifs... une société intéressante, intelligente et équilibrées doit-elle reposée sur l'uniformité (tout le monde est traité de la même façon) ou prendre en compte les différences de chacun et faire en sorte que ces différences cohabitent et s'unifient justement.

    Une chargée de production qui cherche à créer une rencontre entre les artistes et les publics...

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