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#AdfreeGate, Revolution is not a pic nic

Mis à jour le

« Revolution is not a pic nic », peu importe qui a prononcé la phrase, elle porte l’aventure de Free depuis le début, on peut y a jouter Schumpeter : « "L'entrepreneur est un personnage inspiré qui se lance dans une aventure dont il ne mesure pas les conséquences" Xavier Niel est un entrepreneur

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17 opinions
  • Frank Mably
    Frank Mably     

    Internet tel que nous le connaissons ne disparaîtra pas, loin de là.

    Il coûtera sans doute un peu plus cher aux gros consommateurs, c'est tout.

    Pas de quoi en faire un fromage et prendre les usagers en otage.

  • pdelavaquerie
    pdelavaquerie     

    @notia : je ne vois pas au niveau de "mon porte-monnaie" mais regard du porte monnaie de ma profession. Ceci étant posé. Qu'il y est une révolution à faire du point de vue de la prise en charge du peering et des accords inhérents, qu'il faille remettre à plat les protocoles (pour le peering mais aussi beaucoup plus simplement pour l'IPv6, dont la plupart se foutent alors que le mur approche de la saturation coté IP et après les détenteurs de réseaux viennent donner des leçons et ca se faire pipi de rire (jaune) dessus), bref qu'il faille faire avancer les choses, tout le monde est d'accord. Il y a le levier du financement des infras par le haut (par Google) ou par le bas (les consommateurs, qui en france ont un des ADSL les moins chers du monde). Pour autant, quelle est donc cette attitude de prendre des tiers, les editeurs en l'occurence, comme bouclier humain ?!? C'est ça qui est choquant ! C'est ce principe là qui est insupportable. Que Free discute avec Google, bien ! Que Free assigne Google en justice pour le peering, pourquoi pas ! Que Free veule se lancer dans une guerre des nerfs en coupant Youtube ou meme Google.com pour 24h ou plus (en assumant ses actes vis a vis de sa clientèle et des tribunaux), pourquoi pas ! Dans tout les cas, Free menera un combat comme il l'entend en exposant SES intérêts. Vous ne trouvez pas facile, vous, de mener un combat pour défendre ses intérêts propres A SOI (via son coup de bande passante) en mettant dans la balance les intérêts economiques DES AUTRES (leurs recettes publicitaires) ? Cela vous semble logique ? Vous pensez que le seul moyen quand on a un combat (legitime ou non) c'est de prendre des petits (pour l'essentiel) en otage ?. Vous parlez de porte monnaie, mais vous trouverez logique qu'un tiers aille jouer au Poker avec votre porte-monnaie à vous ? A vous lire, oui, Xavier Niel peut jouer avec le porte monnaie des autres pour défendre ses intérêts à lui. Car au bout du compte, il semble qu'Orange (qu'intellectuellement je n'ai jamais apprécié) soit parvenu à un accord avec Google sans prendre personne en otage.

  • notia
    notia     

    Le protocole Http et sa version sécurisée ne permettent pas un équilibrage du peering dans sa conception. Mais cela convenait à tout le monde tant que le nombre d' internautes et le nombre d'appareils connectés étaient contenus. Au moment où l'on a conçu ce protocole, on y a pas pensé.
    Il ne faut pas y voir une quelconque déformation de la logique d'internet.
    La solution court terme, c'est d'investir dans les tuyaux mais sur le long-terme cela ne sera pas tenable

    Le chiffrement du protocole ne pose pas de problème au gouvernement, d'ailleurs le https est chiffré. Ce qui pose problème c'est l'anonymat
    Freenet ou encore I2P proposent comme solution d'implémenter une autre "couche réseau" sur internet. Leur solution garantit l'équilibrage du peering, la sécurité mais aussi l'anonymat ce qui peut déranger beaucoup de monde et pas que les gouvernements.

  • notia
    notia     

    @pdelavaquerie:
    Avec la démultiplication des appareils connectés, les problèmes de peering ne feront que s'accentuer, mettant en péril le modèle économique des FAI et donc le modèle économique sur lequel internet repose.
    Free a coupé la pub, cela vous impact mais de grâce, voyez plus loin que votre porte monnaie car le problème de fond est plus grave que la petite coupure de la pub par Free.
    Si rien n'est fait pour améliorer le peering, internet tel que vous le connaissez va disparaitre.

  • pdelavaquerie
    pdelavaquerie     

    Oui, au bout du compte c'est le consommateur qui paiera si la situation perdure. Il paiera par un appauvrissement de l'offre de contenu et/ou parce que certains sites actuellement financés par la publicité basculeront sur un modèle payant en essayant de sauver les meubles (quel retour en arrière !). ... ... Quand à minimiser les conséquences "car ca n'est que sur la V6 Revolution" ... "car les utilisateurs avaient déjà un adblocker" ... "car tous n'ont pas rebooté" (il suffit d'une coupure de courant qui arrivera tot ou tar) ... "car ils ont peut etre pas activé l'option" (sauf que l'option est activé par défaut, et qu'il faut faire une démarche pour qu'elle ne soit pas active) ... Vous maximisez grandement la capacité du Freenaute (et de l'internaute) a aller dans l'admin de sa box et y trifouillé ... J'ai été un grand prescripteur de Free dans mon entourage, auprès de gens qui sont ni geek, ni averti, qui veulent juste la télé et le net pour pas trop cher. Sur une petite dizaine de mon echantillon tout CSP, tout profil (retraité, actif, etudiant, etc) AUCUN ne va dans son admin régulièrement, et un ou deux y sont déjà allés avec mon aide... A ma connaissance aucun d'entre eux n'avait de Adblock (et en tout cas rien qui ne bloque Google Adsense qui fait de la pub réputé propre et NON INTRUSIVE). Free en cognant sur Google Adsense tape : 1- dans le portemonnaie bien rempli de Google 2- dans le portemonnaie modeste/presque vide/vide de nombreux webmasters amateurs ou indenpendants ... On peut très bien considéré que ces petits webmasters editeurs sont des parasites et qu'il sera profitable à la société que certains stoppent l'édition. Je respecte ;) ... Mais les sacrifier sur l'autel d'une guerre financière entre mastodontes au maxi profits, ca peut se faire s'interroger (encore plus quand on est dans le milieu de ces éditeurs, comme c'est mon cas, il est vrai). Pour le moment ceux qui paie sont donc les éditeurs (la plupart petit) qui monétise leur trafic par Google Adsense ... C'est majoritairement eux (puisqu'Adsense distribue plus de 60% des profits aux editeurs). Free fait très mal aux éditeurs (dont certaisn ont les poches vides) par sa démarche et fait un peu mal à Google (qui a les poches pleines).

  • JimFossile
    JimFossile     

    notia, oui, vous avez tout à fait raison, mais je vous invite à lire/regarder les conférences de Benjamin Bayart. C'est toutes la logique d'internet qui a été déformée pour arriver à un véritable minitel avec les mêmes limites que le minitel. On pourra investir tant qu'on veut dans les tuyaux de cette manière, on s'aperçoit aujourd'hui que c'est sans fin et ça n'a pas de sens car dans ce cas, on aurait mieux fait de développer le minitel. Mais investir dans ces tuyaux semble pourtant être un besoin immédiat car les solutions de P2P dont on parle ne peuvent voir le jour dans l'immédiat. Et effectivement, pour que ce soit possible, il faut changer fondamentalement les protocoles et donc les codes des serveurs et nécessaire, pour des questions de sécurité, crypter toutes les communications ce qu'on sait aujourd'hui très bien faire, même en P2P. Mais ça, ça risque de ne pas plaire aux gouvernements :p .

  • notia
    notia     

    L'investissement dans les tuyaux de cette manière n'a pas de sens.
    Pour améliorer la situation de peering, il faut implémenter un système de pair à pair au niveau des navigateurs internet et des serveurs d'application. C'est un problème purement logiciel qui soulèvent aussi des questions de sécurité. Viens s'ajouter le coût du déploiement, tout internet devra se mettre à jour.
    Cette affaire ne concerne pas que les FAI et les fournisseurs de contenu, mais bien tous les acteurs des systèmes d'information et bien sûr les politiques car il va falloir organiser cela au niveau mondial dans l'intérêt général

  • JimFossile
    JimFossile     

    Merci pour cet article qui est de loin l'un des plus intéressants et des moins consensuels que j'ai lu jusqu'à présent sur internet parmi les bloggeurs, médias et autres syndicats et lobbys. C'est digne de l'information que vous nous délivrez chaque jour sur BFM Business et c'est très appréciable.
    Une vision différente de la votre mais pas moins intéressante est celle de Benjamin Bayart qu'on peut découvrir ici : http://blog.fdn.fr/?post/2013/01/03/Free-porte-t-il-atteinte-a-la-neutralite-du-Net-en-filtrant-la-publicite .

    L'atteinte à la neutralité du net dont font état bon nombre d'utilisateurs de twitter et autres bloggeurs est une aberration, alors qu'on entend les syndicats de médias crier d'ici au scandale en faisant mine de croire que l'option n'est pas au choix de l'abonné. Quoi qu'on en dise, on est plus libre qu'avant, on peut désactiver ou pas la pub, de la même manière que je peux activer ou non la TV ou que je peux désactiver ou non l'ADSL2+. C'est aussi pour cette raison que cette mesure est bel est bien un avantage à court terme pour le consommateur.

    Mais surtout, vous êtes l'un des premiers à poser sur la table ce qu'a vraiment voulu dénoncer Free a travers cette action Ô combien criée ou décriée (je ne sais plus vraiment), à savoir la relation Fournisseur d'accès / Fournisseur de contenu. Qui doit payer ? J'ai bien peur que quelque soit l'intermédiaire, ce soit toujours le consommateur qui paye à terme, mais cette relation repose sur un modèle vieux de 10 ans, à une heure où assumer la charge des sites n'était pas un investissement lourd. Les utilisations ont bien changées depuis et ce modèle correspond-il encore à la réalité ? Rien n'est moins sûr. Merci de l'avoir relevé.

    Une guerre ne se fait effectivement pas sans sang civil, et on comprend facilement que bon nombre de sites (non lucratifs notamment) dont le financement de l'hébergement, des éventuels salariés et de l'investissement est assuré partiellement ou complètement par la publicité risquent de pâtir de cette mesure. Cependant, ne maximise-t-on pas trop cet impact ? L'AdBlock ne concerne que les abonnés en Freebox V6, qui n'ont pas désactivé l'option, qui ont bien mis à jour leur modem et qui ne possédaient pas déjà un bloqueur de pubs sur leur navigateur.

    Enfin, pour élargir encore la question, n'est-ce pas fondamentalement tout ce modèle de peering qui est à revoir ? Ne faudrait-il pas privilégier le déploiement de la fibre optique et la symétrie des débits partout plutôt que d'accepter des serveurs Google au sein même des fournisseurs d'accès (ce que refuse Free et ce qu'acceptent apparemment les autres fournisseurs) pour proposer un système basé sur le pair-à-pair qui ne souffrirait pas de ces problèmes de diamètres de tuyaux ? Ne conçoit-on pas l'internet trop comme un minitel 2.0 en somme ? L'investissement dans les tuyaux si on le continue de cette manière est sans fin, peu importe qui paye.

  • pdelavaquerie
    pdelavaquerie     

    Pas évident de trier le bon grain de l'ivraie et de comprendre les rouages de ce qui se passe dans ce nouvel épisode de la saga Free.

    Free peut avoir plusieurs mobiles (si j'ose dire) :
    1- faire pression sur Google (et uniquement Google, in fine) qui refuse de financer des tuyaux mieux dimensionner pour que les clients Free ne voient pas Youtube en sacadé aux heures de pointe)
    2- apporter une fonctionnalité innovante à ses clients
    3- faire de la communication a peu de frais
    4- d'autres mobiles plus hypothétiques (lancer une régie concurente de Google Adsense, entamer un bras de fer avec Google pour que le moteur fasse une OPA hostile ;) ?)
    ... a moins que ce soit plusieurs mobiles mélangés.

    Ceux qui ralent (comme les GEONPI en leur temps), ont finalement des profils bien différents :
    - ceux qui font de la neutralité un principe sacralisé : ne rien censurer, jamais, meme pas la pub (meme si elle agace certains d'entre eux)
    - ceux qui vivent (ou vivotent, ou finance leur marote) via les pubs Google Adsense (et c'est ceux là que vous évoquez en fin de billet)
    - ceux qui aiment quand c'est eux qui choississent

    ... certains rentrent peut être dans plusieurs cases.

    ---
    Le problème essentiel, pour moi, parce que je suis concerné (evidemment) en tant qu'acteur/webmaster pour de petits éditeurs et pour moi meme. Le problème est le financement des "petits" sites ... On ne parle pas du Figaro, de Libé, BFMTV, mais de blogs spécialisés, de communautés thématiques, d'une myriade de petits sites qui font quelques centaines, quelques milliers de visites par jour.

    Ceux là, trouvent dans la régie Google le moyen de financer leur infrastructures (hébergement de site), de gagner quelques sous en complément de revenus (souvent) ou pour en vivre (ca arrive), ou de s'enrichir réellement (c'est rare).

    Alors on se dira : "bah, des régies il y en a d'autres, les petits editeurs n'ont qu'à en changé". Sans rentrer dans les détails, Google Adsense est une des rares régies a accepter de travailler avec les "petits", et surtout, surtout, surtout a fournir des "annonceurs" dans la thématiques des sites via une analyse temps réel et contextuel. Dans la plupart des cas, les petits webmasters ont le choix entre Google Adsense ou ... rien (rien de viable du moins).

    Et dans ce contexte particulier, le risque atteint bien toute une partie de l'édition "amateur" (ou semi-amateur). Touchent des gens qui font un site parce que cela s'autofinance par la publicité / ou parce que ca leur rajoute 300€ de revenus par mois / ou qui en tirent quelques milliers d'euros pour etre travailleur indépendant.

    Et que l'internaute ne croit pas que c'est une part marginal des éditeurs de sites web. Beaucoup de sites "de niche" sont concernés (les sites de passionnés d'un sujet) ... beaucoup de sites ne vendant rien, et ne faisant rien d'autres que de publier de l'information accessible gratuitement.

    A mon sens (pas du tout objectif, il est vrai), c'est bien là le danger principal de l'histoire.

  • notia
    notia     

    Quelques sites attirent à elles seules la moitié du traffic internet Google en tête.
    Au niveau de la tuyauterie, il n'y a plus d' équilibre entre flux émis et transmis
    La démultiplication des appareils connectés n'arrange pas les choses.
    Pour rappel, la neutralité du net c'est aussi un équilibre entre les flux transmis/recu entre les différent FAI. Un FAI gagne de l'argent quand il emet des flux. On est dans un modèle gagnant-gagnant quand tout le monde reçoit autant qu'il émet. Quand on est dans un modèle gagnant-gagnant personne ne cherchera à filtrer, brider ou segmenter l'accès au réseau.

    Là si Free coupe la pub, c'est qu'il n'est plus dans un modèle gagnant-gagnant avec Google. Et c'est en cela que le problème de la neutralité se pose.
    Youtube attire tout le traffic internet ce qui déstabilise la rentabilité des FAI qui à son tour déstabilise la survie des sites et qui d'une manière ou d'une autre attaquera le portefeuille des internautes.

    Ce problème d'équilibre entre flux émis et flux reçu vient d'un défaut de conception d'internet qui s'appuie globalement sur le protocole http qui ne permet pas l'équilibre des flux.
    La solution serait de changer ce protocole ou de le faire évoluer.
    La W3C, organisme régissant les standard internet, travaille déja sur une version améliorée du protocole.

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