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parce que la crise italienne nous apprend que le chômage est une menace directe sur l'existence de l'Euro, Mario Draghi doit en faire sa priorité

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2 opinions
  • David M
    David M     

    Entièrement d'accord sur l'analyse de l'évolution de la BCE, aux dangers auxquels elle fait face, et notamment ce problème dramatique du chômage qui menace l’euro et de facto l’existence de la BCE.
    Néanmoins, vous portez Stéphane à mon sens trop de pouvoir aux possibilités de Draghi à influer sur ce paramètre là. Car cette problématique de l'emploi est si profonde qu'elle ne peut venir que d'une réponse politique conjuguée.

    Je m'explique. La zone euro ne sera viable comme modèle économique qu'à partir du moment où les divers pays qui la composent auront accompli l'indispensable convergence économique, condition sine qua non, pilier de la construction de la monnaie unique. Une union monétaire, avec par définition, une politique monétaire et un taux de change, ne peut survivre dans un environnement d'une telle amplitude de compétitivité.
    C'était le postulat de base et les taux d'intérêt au plancher dont disposaient TOUS les pays membres de la zone euro (Souvenez vous qu'il y a quelques années, la Grèce empruntait à 10 ans MOINS cher que la Grande-Bretagne) n’ont pas utilisé à bon escient, nous le savons tous.

    L’ajustement économique, nécessaire, bien que douloureux, nécessite du temps. Surtout en période de deleveraging comme c’est le cas. La BCE, crédit à Draghi par rapport à la vision austère de Trichet, va bien au-delà de ses mandats et assure la liquidité nécessaire via ses prises de positions et ses actes non conventionnels.
    La seconde partie du deal revient aux politiques et à leurs capacités à faire comprendre/accepter ces ajustements par les contribuables.
    C’est cette seconde jambe là qui s’est brisée en Italie et qui menace de gangrener toute L’Europe (on voit déjà que le Portugal s’est immiscé dans la brèche crée).

    Certains ont pensé que la baisse de taux annonçait une sortie de crise imminente. Pourtant la fracture core/périphérique n’a jamais été aussi béante et l’economie réelle, seul juge de paix pour les peuples, au plus mal. L’investissement, condition à la croissance et la convergence de demain est en berne.
    De quelles armes dispose la banque centrale européenne pour accompagner cet ajustement, autres que celles déjà utilisées ?
    Les possibilités «miracle» me semblent fortement limitées. Comment retrouver la croissance, cette croissance que nous n’avons connus qu’artificiellement sur la décennie, soutenue par la béquille de la dette privée ?

    Plus qu’une solution miracle de Draghi, plus qu’un assouplissement de ‘l’ajustement’ (Je préfère ajustement à austérité me concernant, et c’est primordial), je militerai plus, en même temps qu’une poursuite des réformes économiques structurelles, pour un assouplissement TRES NET de l’austérité prudentielle. Cette course au «plus blanc que blanc», totalement suicidaire, pro-cyclique et contre-productif, si ce n’est pour flatter un populisme rampant.

    Selon moi, quoi que l’on fasse, on est devant une décennie perdue. Une purge nécessaire.

  • Marie Quantier
    Marie Quantier     

    Merci de mettre en perspective les élections italiennes avec les répercutions possibles pour l'ensemble des pays européens. Vous analysez la situation en effectuant une analogie avec la politique monétaire des USA. Pourtant sii le chômage et la stabilité sociale seront toujours les objectifs principaux des dirigeants politiques, comme le confirme Bernanke, la situation n'en est pas pour autant homogène en Europe. En effet, si le chômage est un problème italien, ce n'est pas un sujet en Allemagne. Or en Allemagne, l'inflation peut avoir de graves répercutions sur la cohésion sociale du fait du financement substantiel des retraites par la capitalisation. La force de frappe présentée par la FED n'est pas, par conséquent, aussi évidente pour la BCE. De plus, vous faîtes référence à l'apparent Quantitative Easing engagé par la BCE depuis l'été pour étayer votre thèse. Et de fait, celui-ci permet de solvabiliser les nombreux investissements en obligations d'états des mêmes retraités allemands. La survie de la cohésion allemande demandait cette prise de risque monétaire. Un état italien solvable est la seule nécessité pour la survie de la BCE. Si on prend, de plus en compte, le fait que la politique monétaire est inefficace en cas de rigidité du marché du travail comme cela est le cas actuellement en Italie, il est peut probable que Weidmann, le président de la banque centrale allemande siégeant à la BCE, donne son accord pour libérer la planche à billet. Les pressions seront avant tout politiques pour que les réformes de l'économie italienne que Monti n'a pas effectuées (rigueur n'est pas toute la réforme) le soient enfin. Si Deng Xiaping y est parvenu en Chine à la fin de l'ère maoiste, pourquoi un Beppe Grillo ne l’accepterait-il pas?

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