Des dangers de la déréglementation du prêt de main-d'oeuvre

Des dangers de la déréglementation du prêt de main-d'oeuvre
 

Alors qu’un rapport préconise la dépénalisation du prêt de main-d’œuvre illicite et du délit de marchandage, le Munci plaide au contraire pour une réglementation plus stricte.

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5 opinions
  • Faire avancer les choses
    Faire avancer les choses     

    La loi est indispensable et je ne souhaite pas revenir sur les différents arguments déployés qui sont justes. Pour autant elle n'est pas appliquée. Qu'on le veuille ou non, elle n'est pas claire et de ce fait elle est volontairement contournée par certaines SSII qui abusent de la situation et du laxisme de l'inspection du travail et des syndicats internes qui ne se préoccupent que trop peu de ces sujets. Cependant, certaines SSII souhaitent faire travailler leurs collaborateurs dans les meilleures conditions et celles-ci ont beaucoup de difficultés à avancer dans ce marasme juridique.
    Les clients ne sont pas exempts également de tout reproche. Ils ne suivent pas non plus les bonnes pratiques en termes de gestion humaine.
    Pour avancer en conservant le cadre légal indispensable tout en ne créant pas de frein au développement de la filière, je crois savoir qu'il existe une alternative et qu'une société (NewLIT)s'était développée pour gérer cela au mieux. Elle proposait de gérer un cadre d'ensemble structurant qui garantissait une saine gestion. J'ai regardé rapidement et cela me paraissait aborder et résoudre l'ensemble des problématiques rencontrées.

  • rob1848-1
    rob1848-1     

    Entièrement d'accord avec vous. Des sociétés comme celle cité sont des coquilles destinées à contourner un article essentiel des droits de l'homme:
    Article 4, Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

    Car l'objet du délit de marchandage, faut il le rappeler, est : d'éluder l'application de toutes dispositions légales attenantes au travail,

    Se retrouver dans une situation de subordination déséquilibrée, prive ainsi un salarié de toute forme de recours aux ordres et de lutte collective. Cette négation de l'homme ayant des droit liés à son travail porte en elle une violence que le salarié retourne souvent malheureusement contre lui même.

    Voila pourquoi, il est ici question de délit. Car c'est un droit humain fondamental qui est bafoué.

    La loi existe depuis 1848. Pourquoi n'est elle pas appliquée ?

    Derriere les nouvelles technologies, c'est une organisation du travail archaïque de type maitre-esclave qui s'impose.
    Elle est tolérée car elle permet de ne pas donner un pouvoir aux informaticiens. Pensez y ;-)

    Derriere l'application de la technologie, c'est l'organisation (entreprise, savoirs, rôles, pouvoir, territoires) que questionne fondamentalement l'étude des systèmes d'informations.

    A l'heure des réseaux sociaux, c'est une vision arriérée du monde et du travail que proposent les sociétés qui agissent ainsi.

    Lutter c'est vivre. -> V hugo

  • M.U.N.C.I
    M.U.N.C.I     

    A lire à ce sujet sur le site du MUNCI :

    http://munci.org/Dereglementation-du-PRET-DE-MAIN-D-OEUVRE-DANGER-MAJEUR-pour-nos-professions

  • thibaudvideo
    thibaudvideo     

    Je trouve assez scandaleux de donnez à des responsables de SSII la publication de rapports allants, bien évidemment, en leur faveur.
    Sogeti est à la base des fameux CDI de chantiers, faut-il le rappeler ?. De plus, Sogeti étant de plus en plus attaqué par ses propres employés pour les délits de marchandage, il est normal que les responsables Sogeti veuillent s'en débarrasser.
    Quant à la délocalisation, je ne dirai qu'une seule chose, Sogeti a acheté une société indienne et augmenté son personnel de 300%. A qui profitera les délocalisations ?
    Si Sogeti l'a fait, d'autres aussi !

  • quality
    quality     

    Dans le cadre de mes études, puis de projets de qualité par la suite, j'ai été sensibilisé par les normes AFNOR.

    Je suis convaincu qu'il n'y a que 2 solutions pour en finir avec les nombreux abus de la prestation de services (SSII ou SICT et autres faux sous-traitants...) :

    - soit une NORMALISATION AFNOR de la prestation de services

    - soit une ACCRÉDITATION OBLIGATOIRE comme c'est le cas pour les professions réglementées (professions libérales, artisans...)

    Par contre, le droit du travail sera toujours contourné d'une façon ou d'une autre...

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