Échec de l'OPA de Fujitsu sur GFI

Échec de l'OPA de Fujitsu sur GFI
 

Le groupe japonais n'a pas réussi à atteindre le seuil des deux-tiers des actions de la SSII française. Son OPA a donc échoué. La direction de GFI veut reprendre les discussions avec Bull.

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1 opinion
  • vortexx
    vortexx     

    Hello, y a du retard dans les info là
    Depuis , y eu des news . .
    Le patron de gfi dit qu'il n'est plus question de bull, ensuite, il revient sur c'est dire .

    ---->
    En ce qui concerne les discussions avec le groupe informatique Bull pour un éventuel rapprochement, M. Tordjman s'est défendu de "faire marche arrière". Il avait récemment déclaré à la presse que ces discussions n'étaient plus une "priorité". GFI "n'a pas été initiateur" dans les contacts entre les deux sociétés, a affirmé M. Tordjman pour qui les "priorités sont désormais de remettre l'entreprise sous tension et de travailler à une nouvelle gouvernance".

    Et ça aujourd'hui
    Entretien avec Jacques Tordjman


    20/08/2007 - 11h09




    Jacques Tordjman, PDG de GFI Informatique :
    GFI n'a besoin de personne pour mener à bien son projet 2010

    Boursier.com : Pourquoi avez-vous rejeté l'offre de Fujitsu ?

    J.T. : Cette offre n'était pas sollicitée. Elle était hostile et inamicale. Nous n'avons pas été consultés afin d'établir un projet industriel et il n'y avait pas de garanties sociales. Le conseil d'administration a toutefois accepté de l'examiner et il est apparu que le prix proposé était nettement insuffisant. Au final, les actionnaires se sont prononcés contre en rejetant à près de 60% cette offre de Fujitsu.

    Boursier.com : Pouvez-vous préciser votre position vis-à-vis de Bull ?

    J.T. : GFI n'a besoin de personne pour mener à bien son projet 2010. A cet horizon, nous visons un chiffre d'affaires de 1 Milliard d'Euros avec une marge opérationnelle de 9%. Notre rentabilité va d'ailleurs s'améliorer d'année en année. Lors de l'OPA hostile de Fujitsu, nous avons reçu des marques d'intérêt émanant de Bull qui est venu nous trouver afin de voir ce que nous pouvions faire ensemble. Nous n'avons alors pas élaboré de projet industriel commun et nous avons décidé d'attendre l'issue de l'OPA de Fujitsu.

    Boursier.com : Qu'en est-il maintenant ?

    J.T. : L'OPA de Fujitsu a été largement rejetée par les actionnaires de GFI en dépit de la déprime prévalant sur les places boursières. J'ai maintenant 2 priorités. La première consiste à remettre le groupe en parfait état de marche et l'exercice 2007 montrera les progrès accomplis. La seconde est liée à la reconfiguration de notre actionnariat. Il nous faut travailler avec ces nouveaux actionnaires et écouter ce qu'ils comptent faire. Nous déciderons ensuite de la conduite à tenir.

    Boursier.com : Pourquoi GFI devrait se rapprocher d'un autre intervenant ?

    J.T. : Le secteur des services informatiques se concentre. GFI est une entreprise de taille moyenne. Si nous voulons prétendre aux grands contrats avec des clients internationaux, notre taille doit être plus importante. Dans ce cadre, un rapprochement avec un autre intervenant peut avoir du sens à la condition à la condition que le management de GFI soit impliqué. Mon objectif est toutefois focalisé sur la réalisation du plan 2010. Je compte également élargir la gouvernance d'entreprise en ayant à nos côtés les actionnaires financiers qui peuvent nous aider.

    Boursier.com : Vous avez évoqué des opérations de croissance externe, quelles cibles regardez vous ?

    J.T. : En France, GFI figure parmi les grands intervenants du secteur et nous comptons le rester. Nous pourrions ainsi renforcer nos compétences vers les nouvelles technologies, la Business Intelligence ou des domaines sectorielles qui viendraient enrichir notre offre. Nous voulons également renforcer nos positions en Europe du Sud. Nous cherchons des sociétés avec un management qui adhère à notre projet et qui soient vendues à un prix raisonnable. Nous espérons concrétiser d'ici à la fin de l'année une ou deux opérations.

    Boursier.com : Comptez-vous rester encore longtemps aux commandes de GFI ?

    J.T. : Je veux mettre en action le plan 2010 et préparer ma succession de manière douce. Cette dernière devrait intervenir d'ici 2 à 3 ans.

    Boursier.com : Avez-vous des contacts avec vos nouveaux actionnaires financiers ?

    J.T. : Beaucoup de fonds spéculatifs, qui cherchaient une plus-value rapide, sont entrés au capital. D'autres fonds avec une optique moyen-long terme comme Apax ou la Financière de l'Echiquier sont devenus actionnaires. Apax connaît GFI, adhère à notre projet et soutient le management.

    Boursier.com : Quel message voulez-vous faire passer aux petits porteurs ?

    J.T. : Je les remercie d'avoir soutenu le management en ayant rejeté l'offre de Fujitsu. Il s'agit d'une marque de confiance à notre égard. Le management est maintenant mobilisé pour délivrer le projet 2010 qui est créateur de valeur pour l'actionnaire.

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