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Pour définir la nouvelle version de son site, Mappy.com a analysé les réactions de 10 internautes à l'aide de la technologie d'eye tracking, de la start up Miratech.
Quel vacancier partirait aujourd'hui sans un itinéraire sur mesure établi sur le web ? Sans renier cette source de succès, Mappy.com aimerait que les congés ne constituent pas la seule occasion de consulter son site. La perspective d'une deuxième version de son portail pour début 2007 a donc été le point de départ d'une enquête auprès des utilisateurs fidèles portant sur le contenu, mais aussi d'un test portant sur la présentation du site.
Dix internautes ont servi de cobayes
' Dès mon arrivée en fin 2005, j'ai demandé qu'une étude classique soit réalisée (questionnaires et entretiens) au sujet de la première version du site, raconte Pascal Brouet, directeur de Mappy.com. Puis Jérémie Eskenazi est venu nous voir. Non seulement il a été très convainquant, mais il connaît aussi parfaitement son produit ! ' Jérémie Eskenazi est le fondateur et PDG de Miratech, une entreprise spécialisée dans l'eye tracking (suivi du regard). Cette technologie, Pascal Brouet la connaissait déjà, mais il ne l'avait jamais vue fonctionner de façon aussi aboutie.Concrètement, un volontaire s'installe derrière un PC, dont le tour de l'écran abrite une dizaine de diodes qui projettent des rayonnements infrarouges vers les yeux de l'expérimentateur. Trois caméras, également cachées, filment la réflexion de cette lumière sur les pupilles. Au final, l'outil de Miratech établit les ' cartes de chaleur ' des pages visitées. Elles indiquent les zones les plus vues ou encore le trajet du regard. L'éditeur du site sait donc exactement comment son internaute navigue. Une discussion avec le sujet observé aide à comprendre pourquoi il n'a absolument pas identifié telle ou telle zone, par exemple. Cette technique présente deux avantages. D'une part, la durée d'une telle étude est très courte (pas plus de deux semaines) ; d'autre part, dix internautes suffisent pour obtenir la meilleure information possible (98 %) ; au delà, le différentiel s'avère négligeable.Cinq pages ont été utilisées pour les essais de Mappy.com : la page d'accueil, la réponse à une demande de plan et à une demande d'itinéraire, la météo, et le service personnalisé Mappymoi. L'entreprise a aussi fourni des modèles de pages de sa version 2 en mode Flash avec un peu d'interactivité. ' Des pages trop abouties nous auraient empêchés de procéder par la suite à d'importantes modifications. Mais de simples maquettes n'auraient pas suffi ', précise Pascal Brouet. Après quelques jours de tests en réel, Mappy.com a lancé son nouveau site le 13 février dernier.e.delsol@01informatique.presse.fr
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