Tour du monde des projets d'e-santé

Tour du monde des projets d'e-santé
 

Avec le dossier médical personnel, la France est plutôt bien lotie en matière de santé numérique. Qu'en est-il dans les autres pays qui travaillent sur des projets semblables ?

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4 opinions
  • Cuca4321
    Cuca4321     

    La solution Belge ne permet que le transfère de données ou le destinataire est connu. Le partage se fait par requête de données de différents sources et la centralisation dans le système du demandeur. Comme les données ne sont pas toujours dans un format compatible, leur intégration est parfois impossible. D'ailleurs, si on parle de piraterie, pourquoi ne pas expliquer aux lecteurs de ce journal l'immense trou de sécurité qu'il y a dans tous les plateformes eHealth présentés (dans l'article). La vie privée des patients est très peu protégée dans ces plateformes. Certaines misent sur la transmission de données, utilisent des algorithmes d'encryptage, des VPN, KPI, etc., mais les données sont enregistrés sans aucune protection. Il est suffi d'entrer dans le serveur (légalement ? comme les administrateurs, ou illégalement) et ouvrir les fichiers comme on ouvre les documents words dans notre PC. D'autres stratégies de sécurité sont plus avancés et encryptent les fichiers pour les enregistrés, mais ces mêmes fichier sont décryptés par l'administrateur et re-encryptés avec la clé publique du destinataire. En pratique, si l'administrateur peut décrypter le fichier, c'est le même que si le fichier etais enregistré sans aucune protection. Certes, il est protégé contre les attaques illégaux (si la clé de décryptage n'est pas enregistrée dans le même serveur :-) ), mais les accès légales sont toujours possible. Comme patient, tu peux te retrouver dans un « big brother », où le gouvernement peut tout savoir et a tout moment.
    J'ai regardé un peux les travaux faits aux Luxembourg et en Autriche et ils ont une solution qui me semble beaucoup mieux que celles des autres pays. A voir la suite?

  • Honnête pirate neutre
    Honnête pirate neutre     

    Je pense que pha est peut-être mal informé. Des progrès extrêmement importants ont été réalisés ces deux dernières années. Une approche distribuée privilégiant la communication de système à système a été choisie. 5 réseaux de santé (Hubs) loco-régionaux soutenant par les acteurs de terrain ont été créés et sont reliés par un meta-hub créé par la plateforme E-Health. Une batterie de 28 web services permet dès à présent un échange de données à large échelle.
    Des initiatives complémentaires au niveau de la première ligne (Eesrtelijnkluis, Intermed) sont en développement. L'identifiant santé (NISS) a été légalement désigné. La prescription électronique ambulatoire sera déployée en 2011 et un plan concret et ambitieux portant sur l'interopérabilité sémantique est en cours d'opérationalisation. Une procédure de certification des logiciels ambulatoires garantissant une large interopérabilité existe depuis 8 ans. Un plan quinquennal destiné à booster la modernisation télématqiue du secteur hospitalier attend un nouveau ministre pour démarrer.
    2011 devrait rendre enfin toutes ces années d'intensive préparation visibles au niveau du citoyen. Voir par exemple: https://www.reseausantewallon.be/default.aspx
    La Belgique est par ailleurs rentrée et jouera un rôle majeur dans tous projets qui comptent au niveau Européen (Epsos, Ehealth governance initiative, Storck etc..).

  • Philippe_Galipon
    Philippe_Galipon     

    Ce "tour du monde" des des DMP meriterait d'etre plus exhaustifs

    Deux problematiques doivent etre prises en consideration:
    - Un systeme de partage des données médicales qui respectent strictement la confidentialité et a ce titre un stockage centralisé des dossiers est - il le seul choix et le bon choix?
    - Quel systeme promouvoir Un Dossier Medical Professionnel (pour professionnels de santé), ou un dossier personnel de sante ou le patient serait reelement acteur de sa santé ?

    Les Pays-Bas,la Suede, l'Autriche, la Lombardie, Rhode Island /Long Island la Suisse, etc.. ont fait le choix d'un systeme de dossier medical à base de pointeurs internet via une bibliotheque d'index medicaux. Pour certains de ces pays, la lois interdit la centralisation des données médicales
    En Allemagne, la centralisation des données médicales recoit actuellement une forte opposition des associations de consommateur http://phppetition.schoepfwerk.net/
    et des syndicats medicaux

    La France a fait pour la deuxieme fois le pari d'un dossier centralisé
    Actuellement , en Picardie ou le DMP existe depuis plus de 2 ans , seul 13,5% des médecins acceptent de l'utiliser et pour 100 000 dossiers créés, il y a en moyenne 2 dosuments par dossier !

    La nature meme du DMP , réservé aux seuls médecins (le patient n'y ayant pas accès pour le moment)est voué a l'echec car la nature de la maladie a changé: de l'aigue , nous sommes passés a la maladie chronique dont l'etiologie demontre que 60% des facteurs aggravant depend du style de vie du patient ( alimentation, exercice physique, observance de ses traitements, stress, ....)
    Seul un dossier personnel de sante muni d'outil de gestion personnel de santé, de suivi et d'indicateurs pour le patient - sous controle de ses médecins -, dans le cadre d'un "contrat therapeutique " permettra une amelioration de la prise en charge et aussi des couts

  • pha
    pha     

    La carte à puce SIS de chez Zetes existe depuis bien des années chez nous. Des projets de dévolepment de dossiers patients centralisés sont réalisés entre certaines institutions privées mais au niveau e-governement nada! Des sujets, des projets étalés mais jamais concretisés à l'image de la gouvernance minestérielle belge! "Avec le temps..."

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