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Affaire Tapie: mise en examen, Lagarde exclut de quitter le FMI

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI a été mise en examen, en France, dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI a été mise en examen, en France, dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie. - Miguel Medina - AFP

Christine Lagarde a été mise en examen, mercredi, pour "négligence" dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement français, a estimé qu'"il incombe au FMI" de décider si l'ancienne ministre doit conserver son poste.

La directrice générale du FMI, a été mise en examen, ce mercredi 27 août, pour négligence dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

Quelques heures plus tard, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français, a réagi en affirmant qu'il "incombe au FMI" de décider si Christine Lagarde doit rester ou pas. 

Cette dernière a été entendue mardi pour la quatrième fois --pendant plus de 15 heures-- par les magistrats de la Cour de justice de la république (CJR), instance habilitée à enquêter sur les membres du gouvernement pour les faits commis dans l'exercice de leur fonction.

Déposer un recours

Interrogée par l'AFP pour savoir si elle entendait démissionner du FMI, l'ancienne ministre française de l'Economie a répondu: "non". "Je retourne travailler à Washington dès cet après-midi", a-t-elle précisé.

Christine Lagarde a d'ailleurs immédiatement déclaré que sa mise en examen était infondée et qu'elle allait déposer un recours. 

400 millions d'euros

L'affaire porte sur la sentence arbitrale de 2008 qui avait octroyé quelque 400 millions d'euros à Bernard Tapie -dont 45 millions d'euros au titre du préjudice moral- pour clore le long litige qui opposait l'homme d'affaires au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

Dans le volet non-ministériel du dossier, cinq personnes ont été mises en examen pour "escroquerie en bande organisée", dont Bernard Tapie ou encore l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy et actuel PDG de l'opérateur téléphonique Orange, Stéphane Richard.

Les juges cherchent à déterminer si cette sentence est le fruit d'un "simulacre" d'arbitrage organisé avec l'aval du pouvoir de l'époque. Christine Lagarde avait pour sa part été placée en mai 2013 sous le statut de témoin assisté, statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen. Le FMI l'a depuis toujours assurée de son soutien. Elle est désormais mise en examen pour "négligence", un délit passible d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir introduit de recours contre l'arbitrage une fois qu'il a été rendu .

Diane Lacaze