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Depuis plus de 45 ans, Paul Petzl défend les mêmes valeurs. Des valeurs fortes et partagées par tous les salariés qui aujourd’hui font de l’entreprise le leader mondial de la verticalité.

Découvrez son histoire dans Petzl, histoire d’une ascension humaine.

ETI à l’heure de la transition. Et l’humain dans tout ça ?

Transmettre ou céder ? Il y a toujours un moment où la question se pose inéluctablement au chef d’entreprise, parfois fondateur de l’ETI. Si l’enjeu est à la fois fiscal, financier et juridique, il est avant tout humain. C’est pourquoi la transition doit se préparer à tous niveaux mais surtout s’anticiper : savoir se donner le temps, c’est sans doute ça le secret.


 

 C’est bien avant l’heure du passage de relais d’une ETI qu’il faut se poser et réfléchir pour construire l’après. Plusieurs formats de transmission, notamment régis par le pacte Dutreil de 2003, se présentent alors. Bonne nouvelle, grâce au projet de loi de Finance 2019 dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier prochain, des dispositions à la fois plus souples et plus simples devraient voir le jour. Par exemple, les apports de titres à une société holding devraient être facilités et pourraient notamment avoir lieu pendant la période d’engagement collectif de conservation des titres.

Est également évoqué l’abaissement des seuils de détention des titres et l’allègement des formalités administratives. Chaque cas est différent et un projet de transmission peut s’étendre sur une dizaine d’année pour une ETI de taille significative. D’ailleurs, lorsqu’un échec a lieu, c’est souvent par manque de préparation : « Les dispositions fiscales et juridiques à venir pourraient être très bénéfiques à l’économie. Favoriser la transmission permettrait à certains fleurons de nos ETI de rester dans des mains familiales et de pérenniser l’ancrage en France. » note Alain Chavance, Associé et membre du comité exécutif responsable des régions chez Mazars. En effet, tout l’enjeu est de continuer de renforcer notre vivier d’ETI françaises, au nombre de 5700 aujourd’hui nous devons continuer les efforts.  

Quelles personnes au cœur du réacteur ?

A l’heure de la succession, le point névralgique reste l’humain. Entre blocage (en stoppant toute dynamique managériale) et frénésie (en multipliant les actions de façon décousue), le fondateur doit rester serein pour que l’atmosphère de l’ETI le reste aussi et ce à tout niveau hiérarchique « Ce que je conseille souvent, c’est d’essayer de vivre la transmission comme une étape parmi d’autres de la vie de l’entreprise. Elle ne doit pas être une fin en soi. » explique Vincent Saule, Associé Mazars Alter&Go. Il faut savoir se faire accompagner, prendre du recul vis-à-vis des enjeux décrypter les différents points de passage et/ou de rupture. Il faudra redoubler d’effort dans le cadre d’une transmission familiale, aussi voire parfois plus délicate qu’une cession. Quelle que soit la personne qui reprend les rênes de l’entreprise, la stratégie de communication interne et RH doit être soignée et composée d’actions d’une grande justesse pour s’assurer que le lien avec l’histoire originelle de l’entreprise reste cohérent. Paradoxalement, à l’heure de l’intelligence artificielle, nous n’avons jamais eu autant besoin des autres : c’est pourquoi l’attention accordée à la relation humaine et au bien-être collectif reste encore et toujours le secret d’une transition réussie.

Par Violaine de Saint Vaulry.